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| Morphologie d’une crevette. |
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| Sommaire : |
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Introduction. |
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Pour bien comprendre la morphologie d’une crevette, nous allons faire un léger cours de taxonomie, très simplisme.
Les décapodes (Décapoda : du grec déca/dix, podos/pied) sont des arthropodes c'est-à-dire des animaux dont le corps est revêtu d’un exosquelette chitinoprotéique (la chitine (C8H13NO5)n) appelé cuticule et souvent imprégné de carbonate de calcium (CaCO3). Il est plus ou moins rigide sauf en certaines zones qui demeurent souples et permettent l’articulation des différentes parties du corps ainsi que des appendices et autorisent les mouvements. Cette cuticule (ou carapace) constitue un squelette externe peu extensible qui rend nécessaire le recours à des mues pour réaliser la croissance linéaire.
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Céphalothorax. |
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Le céphalothorax unit la tête (en grec céphalon) et le thorax (du grec périon). Le céphalothorax est la partie la plus important et complexe du corps d’une crevette. C’est sur cette partie que ce « greffe » les péréiopodes, antennes et antennules, et les yeux. Sans oublier la partie interne composée de tous les organes vitaux comme l’encéphale, le cœur, les branchies, l’estomac…..
Le céphalothorax est prolongé par le rostre.
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Pleon ou l’abdomen. |
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L’abdomen ou le pléon est composé de 6 segments articulés, et se termine par le telson. L’uropode est composé du telson (bout de l’abdomen se terminant en forme triangulaire et contenant les muscles fléchisseurs et extenseurs), de deux exopodites et de deux endopodites. Sous le telson se trouve l’anus. L’uropode sert de gouvernail lors de la nage, mais aussi en cas de fuite rapide vers l’arrière (généralement lorsqu’un danger survient).
Le pléon est la partie du corps qui sert à un sexage rapide d’une crevettes, les femelles ayant un abdomen plus « bombé » que les mâles.
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Péréiopodes. |
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Les péréiopodes sont rattachés sur la partie inférieure du céphalothorax. On compte 5 paires des péréiopodes, composées de 2 paires de péréiopodes aussi appelées chélipèdes (ou pinces/soies) et 3 paires de péréiopodes nommées pattes ambulatoires ou pattes de marches. D’où l’appartenance à la famille des décapodes (10 pieds/pattes).
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Les chélipèdes. |
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Les deux premières paires de péréiopodes sont différentes d’une espèce à l’autres, et tout comme le rostre, elles servent à l’identification et classification des espèces. Cette différenciation est une adaptation morphologique en rapport à leur façon de se nourrir (voir l’article "bien nourrir ses crevettes ")
La majeure partie des crevettes a les deux premières paires de péréiopodes transformées en pinces, appelées chélipèdes, ayant une taille variable selon le genre auquel nous avons à faire.
Les chélipèdes ont plusieurs fonctions autres que se nourrir, comme attaquer une proie (genre macrobachium), la défense, parades nuptiales…

Une minorité de crevettes possèdent des péréiopodes en forme de deux éventails composés de soies, adaptations faites à leur façon de se nourrir, par filtration.

La première paire de péréiopodes est dans la majorité des espèces, plus courte chez les femelles que chez les mâles.
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Les pattes de marche.. |
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Les 3e, 4e et 5 eme paires de péréiopodes restantes, servent essentiellement à la marche. Mais les crevettes s’en servent aussi pour l’hygiène de leur corps, de leurs œufs (pour les femelles) en incubation, ainsi que replacer ou bouger ces derniers.
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Pléopodes. |
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Les pléopodes, appelés aussi pattes natatoires, se trouvent sous l’abdomen. Ils servent à la nage, mais aussi de support pour l’incubation des œufs chez les femelles.


Les pléopodes sont des appendices biramés, composés d’une branche (appelé basipodite) et de deux rameaux (ou branche) appelés endopodite (pour la première branche, intérieur) et exopodite (pour la deuxième branche, extérieur).

La première et la deuxième paires de pléopodes peuvent contenir les organes reproducteurs des mâles.
La taille et la forme des pléopodes diffèrent suivant l’espèce, et fait partie des zones étudiées lors d'une identification ou de description d’espèce.
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Maxillipèdes et mâchoires. |
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En raison de la taille des crevettes, il est délicat d’observer les différents appendices. On peut y apercevoir:
-L’orifice de la bouche
-Une paire de mandibules
-Une paire de maxillaires inférieurs (les mâchoires)
-Une paire de maxillaires supérieurs
-Trois paires de maxillipèdes (pattes mâchoires)
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Antennes et Antennules. |
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Les deux pédoncules antennulaires sont prolongés chacun pas deux antennules pas très longues en comparaison à la paire d’antenne qui elles peuvent allègrement dépasser largement la longueur de la crevette.
Les antennules et les antennes sont des organes sensoriels, mais sont aussi mobilisées pour l’équilibre du crustacé, à la détection de nourriture ou prédateur ainsi qu’à l’orientation ou la nature de l’environnement ( courant, obstacle …)
Les antennules comportent des cellules gustatives et d’odorats permettant à l’animal une détection rapide de toutes formes de nourritures.
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L’œil. |
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Les crevettes ont des yeux composés (ou oeil à facettes) leur permettant de voir aussi bien devant eux que derrière eux, mais aussi au-dessus d’elles comme en dessous. Et cela sans avoir besoin de bouger , ainsi l’oeil envoie au crustacé près de 200 images par secondes alors que l’œil d’un humain n’en envoi que 24 par secondes.

Donc l'oeil suit le prolongement du pédoncule oculaire et se termine en plusieurs centaines de récepteurs sensibles à la lumière appelés ommatidies (ou ocelle)
Chaque ommatidie se compose de :
- Une lentille formée d’une cuticule assez dure et transparente appelée cornée
- Un cristallin constitué de quelques cellules
- Quelques cellules sensibles formant une mini rétine rudimentaire
La conjonction des images de différentes ommatidies donne des images juxtaposées, plus nettes, si elles sont complètement isolées optiquement ou des images superposées partiellement, plus lumineuses d'où un avantage pour la vision nocturne.
Une ommatidie est un assemblage asymétrique de 8 photorécepteurs entourés de cellules accessoires. Le photorécepteur est un neurone allongé dont la partie sensible à la lumière est le rhabdomère. Le rhabdomère situé le long de la face centrale du photorécepteur est un repli de la membrane plasmique (microvillosité). C'est à ce niveau qu'à lieu la transduction du signal lumineux. Le cône et la cornée jouent le rôle de lentille.
Les yeux composés sont constitués d'un grand nombre de capteurs de lumières disposés en mosaïque. Ils vont permettre aux centres nerveux de l'insecte de construire une image reconstituée à partir des informations transmises par chaque facette. Les yeux à facettes ont un champ de vision très étendu et sont adaptés à la détection d'objets en mouvement rapide, ils ne donnent pas une image précise de l'environnement de l'insecte.
(source www.futura-sciences.com)
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Le rostre. |
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Le rostre est le prolongement du céphalothorax à la manière d’un "nez" ressemblant à une scie. La forme ainsi que le nombre de dents changent d’une espèce à l’autre. Le rostre sert énormément à l’identification et description de crevettes.


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